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Le mobilier:LE VERRE
Les tesselles :
la coloration des
tesselles
Les techniquesLe verre peut être défini comme un solide non cristallin présentant le phénomène de transition vitreuse, c'est-à-dire obtenu par figeage d'un liquide surfondu, le passage de l'état liquide à l'état solide se faisant continûment. Les verres antiques sont exclusivement à base de silice. Les verres contiennent un fondant qui, en réagissant avec la silice à partir de température de l'ordre de 1000°C. Un verre contenant simplement SiO2 et Na2CO3 ou NaHCO3 est soluble dans l'eau : les verres contiennent donc un stabilisant qui renforce la résistance chimique ( de la chaux CaO). On sait très peu de choses sur la fabrication du verre dans l'Antiquité. C'est au cours du Ier siècle ap. J.-C. que nous voyions apparaître le soufflage du verre en Gaule Narbonnaise puis progressivement dans les Trois Gaules. La technique de soufflage est demeurée à peu prés inchangée jusqu'au XVIIIe siècle. Dans un creuset chauffé à 800°C, l'artisan recueillait à l'extrémité de sa canne à souffler une petite massse de verre en fusion. La pièce était alors soufflée à la volée dans un moule. Dans le premier cas, le verrier façonnait à l'aide de pinces dès qu'il avait donné à sa pièce la forme désirée. Puis intervenait la finition de la partie supérieure tandis qu'un aide maintenait la pièce à l'aide d'une tige métallique, le pontil. Pour certains types de récipients, le verrier avait recours à un moule, soit fait d'un seul tenant soit bivalve. Le moule bivalve est notamment employé pour la réalisation de flacons dont la forme décrivait des tonnelets de bois. On peut également travailler le verre à l'état pâteux, en utilisant des outils en bois ou en métal. Dans certains cas la force centrifuge aurait été employée, par exemple pour étirer les bracelets. Les premiers verres colorés étaient très souvent employés pour la parure, notamment les perles. Il est vraisemblable qu'ils aient été élaborés pour imiter certaines pierres fines, mais aussi pour élargir la gamme des couleurs et des aspects disponibles. La fabrication de verres opaques plutôt que transparents semble relever d'un choix esthétique et non d'un problème technique. La couleur du verre dépend de quatre paramètres: · la concentration en éléments responsables de la coloration · la présence d'autres éléments susceptibles de provoquer des réactions d'oxydo-réduction · la nature du verre de base, en particulier la présence de plomb peut modifier la couleur · les conditions de chauffage.
Les tessellesSur le site des Grands Jardins ainsi que près de l'ensemble cultuel de l'Aumône-La-Justice, il a été découvert des tesselles colorées et un fragment de mosaïque blanche. L'utilisation de tesselles bleues ou vertes dans les mosaïques en verre est la plus courante. C'est au IIIe siècle que les tesselles en verre sont les plus utilisées. Seules les plus riches demeures possèdent des mosaïques. La mosaïque pariétale est très répandue, et pourtant moins connue que la mosaïque de pavement. En effet, du fait de la destruction des murs qui les soutenaient, beaucoup de découvertes se limitent à quelques tesselles dispersées dans les remblais.
La coloration des tesselles· blanches, bleues, mauves et certaines vertes sont opacifiées par CaSb2O6 · bleues : Fe, Mn, Cu ou Co · bleues sombres : Co · bleues pâles : Fe, Mn ou Co · bleues turquoises : Cu et Fe · mauves : 2 à 3% de Mn · vert pâle : Cu associé à Fe et Mn · jaune et vert sont opacifiés par un oxyde de plomb et d'antimoine · orange : Cu2O Afin de déterminer la couleur, on procède par chromamétrie. On évalue la couleur d'un matériau en mesurant la lumière réfléchie ou transmise en fonction de la longueur d'onde du rayonnement incident. Les coordonnées de chaque rayonnement monochromatique correspondent à une couleur pure : coordonnées trichromatiques, on obtient alors une carte de la couleur dans le plan (x,y). Afin de déterminer l'origine de la couleur, on peut utiliser 3 méthodes : · l'activation neutronique, · la fluorescence X : La séparation des énergies peut se faire grâce à un détecteur Si:Li et un analyseur multicanal. · la spectroscopie d'absorption :
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