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Le mobilier:
LES TECHNIQUES DE CONSTRUCTIONS ET MATERIAUX
Les fondations
Le mortier Les tuiles
Les tubuli
On retrouve sur le site de nombreux fragments de mortier, blanc ou rose, du torchis, des tuiles , des tubuli, des fragments de calcaires, etc... Les artisans gaulois employaient le bois, l'argile et la pierre sèche pour leurs constructions. A partir de la période gallo-romaine, l'architecture de pierre et de mortier triomphe et se généralise. L'exploitation des carrières se fait à ciel ouvert. Le carrier utilise des fissures naturelles ou creuse des saignées dans la pierre pour y enfoncer des coins de fer ou de bois qu'il mouille afin de détacher les blocs. Les gros blocs glissent sur une rampe ou des rails de bois pour sortir de la carrière, avant d'être transportés par voie d'eau ou par de lourds chariots. A l'arrivée du bloc sur le chantier, le tailleur de pierre entre en action.
LES FONDATIONSLes tailleurs de pierre procédaient à une taille directe sur les blocs bruts issus des carrières. Cette méthode aboutissait à des blocs dont les faces présentaient de sensibles différences : les angles n'étaient pas toujours droits, et la symétrie s'avérait quelque peu fantaisiste. La coupe d'un mur gallo-romain montre souvent une partie interne peu soignée, faite de pierres informes non calibrées, de débris de tuiles et même de fragments de poteries, le tout lié au mortier. Ce remplissage est compacté entre deux parements exécutés avec soin. À Châteaubleau, les murs sont le plus souvent en torchis sur des fondations calcaires. Parmi les pierres nous retrouvons souvent des fragments de tuiles, de briques ou de céramiques. À défaut d'atteindre le rocher en place, les maçons se sont efforcés de mettre la base de leurs fondations à l'abri des effets du gel et du dégel. Le plus souvent, leurs fondations sont profondes de 0.50 à 0.70 m, et réalisées en semelles débordantes pour assurer une assise plus stable ; elles débutent par des pierres plates disposées en hérisson, afin de permettre un meilleur écoulement des eaux d'infiltration.
LE MORTIERVitruve dans son traité De Architectura (ref.?????): Lorsque la chaux sera éteinte, il faudra la mélanger de la manière suivante : on mettra une partie de chaux avec trois parties de sables de carrière, ou deux parties de sable de rivière et de mer; telle est la juste proportion de ce mélange, qui deviendra encore meilleur si on ajoute au sable de mer et de rivière une troisième partie de tuileaux pilés et cassés. La coloration rose est due à la présence de ces tuileaux. La chaux était obtenue par cuisson des pierres calcaires dans un four. De cette calcination naissait la chaux vive qu'un apport d'eau transformait en chaux éteinte.
LES TUILESNous retrouvons de nombreux morceaux de tuiles. Il faut distinguer deux types de tuiles: · les tuiles plates: tegulae Lors de la fouille d'un puits public, il a été remonté une tuile complète comportant une inscription de 11 lignes en écriture cursive. Il s'agit d'un des rares documents en langue gauloise trouvés dans le nord de la France. Une première brique portant une inscription avait été découverte par Victor Burin au XIXe siècle. D'autres éléments de construction en terre cuite, gravés de textes ou de dessins, ont depuis été découverts sur les différents sites fouillés. La tuile de 11 lignes fut découverte lors du chantier d'été de 1997. Elle pèse 5 kg et mesure 36 x 29 cm pour une épaisseur de 1.2 cm. Le contexte de découverte donne une fourchette de datation comprise entre la deuxième moitié du IIe siècle jusqu'au IIIe siècle. Cette tuile a probablement été écrite de façon à pouvoir être lue sur un lieu public. Voici le détail de ce texte (lecture de P.-Y.
Lambert) :
NemmaliIumi beni. uelonna incorobouido neIanmanbe gniIou apeni temeuelle Iexsete si Sueregeniatu o quprinnopetamebissi Ieteta miIiIegumi.suante ueIommi petamassi Papissorei suninitesi IegiIinna anmambe Ieguisini siaxsio u beIiassunebiti moc upiIummi ateri xsi Iadore core. muana IegumisinebeIassusete sue cluio u sedagisamo cele uiro Ionoue IIobiIe beliassusete re gu Iexstumisendi miosetingi PapissoreibeIasssetemetingise tingi beIassuretere garise Iexstumisendi L'écriture est en cursive latine dans une forme extrêmement soignée. L'interprétation de ce texte suscite de nombreuses questions. On pourrait supposer qu'il s'agit d'un texte traitant d'un projet de mariage dans une famille aisée. Le support d’écriture utilisé peut également renseigner sur la fonction de ce texte. (Lambert P.-Y., "Nouveaux textes gaulois", compte-rendu des séances de l'année 1998, juillet-octobre, III, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, De Boccard, Paris, 1998, pp. 663-675).
Les TUBULILes tubuli se présentent sous la forme de tubes creux en terre cuite. Ils avaient pour fonction de faire circuler la chaleur dans les murs des pièces, en particulier dans les établissements thermaux. L’une des faces de ces tubuli est striée afin de faire adhérer le mortier du mur dans lequel ils sont inclus. Les faces latérales sont percées d’orifices pour faire circuler l’air chaud et le répartir harmonieusement.
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